«Il faut s'adapter» : sur un nouvel impératif politique

À propos

D'où vient ce sentiment diffus et oppressant d'un retard généralisé, lui-même renforcé par l'injonction permanente à s'adapter au rythme des mutations d'un monde complexe ? Comment expliquer cette colonisation des champs économique, social et politique par le lexique biologique de l'évolution ? La généalogie de ce nouvel impératif nous conduit dans les années 1930 aux sources du «néolibéralisme» américain : «néo» car, contrairement au libéralisme classique qui comptait sur la libre régulation du marché, ce nouveau libéralisme autoritaire en appelle aux artifices de l'État (droit, éducation, action sociale). L'enjeu est de transformer l'espèce humaine pour fabriquer les agents d'une compétition mondiale loyale et régulée. Pour Walter Lippmann, théoricien de cette transformation, seul un gouvernement de leaders et d'experts peut conduire l'évolution des sociétés dans la bonne direction. Mais Lippmann se heurte à John Dewey, figure majeure du pragmatisme, qui lui oppose l'intelligence collective des publics, socle d'une indispensable refondation de la démocratie. «La lutte entre le néolibéralisme et la démocratie n'est pas terminée : elle ne fait que commencer», Thomas Piketty, présentation de l'édition américaine, Fordham University Press.


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  • Auteur(s)

    Barbara Stiegler

  • Éditeur

    FOLIO

  • Distributeur

    SODIS

  • Date de parution

    14/09/2023

  • Collection

    Folio Essais

  • EAN

    9782073010032

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    416 Pages

  • Longueur

    17.8 cm

  • Largeur

    10.8 cm

  • Épaisseur

    1.6 cm

  • Poids

    206 g

  • Support principal

    Poche

Barbara Stiegler

Barbara Stiegler est philosophe. Elle enseigne depuis 2006 à l'université de Bordeaux, où elle est responsable pédagogique du master « Soin, éthique et santé ».

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